Son analyse l'avait conduit à présenter et faire voter l'élection du président de la République au suffrage universel.
Or qu'en est-il aujourd'hui ?

Certes, cette élection se fait bien avec le vote de tous les français, mais les dés sont pipés depuis belle lurette, au point que nombre de français se rendent compte que la démocratie en a pris un sérieux coup sur la cafetière !

L'idée maitresse du Général était que grâce au suffrage universel, le présidant élu se situant de ce fait, au-dessus des partis, était à l'abri de toutes manigances ou exigences de ces partis et d'autant plus de celui d'où il était lui-même issu.

Or les procédures actuelles que je qualifie en gaulliste d'anticonstitutionnelles, font que les présidentiables d'aujourd'hui sont présentés par les partis, et que de plus ils organisent maintenant des primaires pour imposer un unique présidentiable aux français.

Un tel président, sera bien évidemment redevable auprès du ou des partis qui l'auront préalablement désigné, et ne sera donc plus libre de gouverner et agir dans le sens du suffrage universel. Nous somment donc bel et bien dans un régime de partis, quasiment identique à celui de la quatrième République si tristement célèbre. Ce que le Général avait résolu en modifiant cette élection dans la constitution.

Mon général, les politiciens français ont vendu votre âme, et ceux qui sans vergogne se réclament de vous, sont les premiers coupables.

En imaginant que les partis cessent de présenter officiellement et si tapageusement leurs champions, ce ne les rendrait pas plus crédibles pour cela. En effet les candidats sont dans les partis, élevés dans les partis et donc toujours redevables aux partis.

J'ai cependant une proposition dans la ligne de l'esprit Gaulliste Ă  replacer la fonction au-dessus des partis : Que tout futur candidat remplisse ces trois conditions :
  • Annoncer publiquement sa future candidature dès l'Ă©lection d'un prĂ©sident de la rĂ©publique et s'engager Ă  se prĂ©parer pendant la durĂ©e de ce mandat.
  • N'ĂŞtre affiliĂ© Ă  aucun parti pendant la durĂ©e lĂ©gale de la prĂ©sidence nationale en cours
  • Ne prendre aucune position, ne pas publier Ă©diter ou dĂ©clarer ses opinions avant la date lĂ©gale de la campagne pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle suivante.
Ces futurs possibles présidents de la république se seront préparés au mieux pendant le mandat en cours sans interférer en rien mais en observant encore mieux ce qu'il s'y passe. Ils nous auront alors prouvé leur détermination et leur engagement, sans les "aides non intéressées" ni les financements occultes. Alors peut-être après une saine campagne électorale et le dépouillement des suffrages de tous les français, obtiendrons-nous un Président libre de négocier et de conduire correctement les affaires de la nation, sans les entraves et exigences partisanes ni ces honteux combats de jeunes coqs de cour d'école...