Du temps de Monsieur le Président Sarkozy, la gauche dans son ensemble, les extrêmes et le centre, se sont employés pendant cinq ans à lapider, critiquer, démolir, ce Président remuant, bling-bling, infatigable, partout présent, plein d'énergie et ils ont incontestablement réussi !
Il faut bien reconnaître que ce personnage dynamique et plein d'idées nouvelles, contrastait avec ses prédécesseurs. De ce fait, on a même mis au point un système de limitation de ses temps de parole, comme si un chef ne devait surtout pas haranguer son peuple et ses troupes !
Les membres de son gouvernement et la hiérarchie n'ont remarquablement pas fait grand-chose pour défendre leur patron face à ces attaques, et par contre coup ils ont coupablement mal défendu les intérêts de la France.

Aujourd'hui avec Monsieur le président Hollande, la droite dans son ensemble, les extrêmes, à l'exclusion de celle de gauche qui est pour le moment dans l'attente "pour voir", et le centre, s'emploient à démolir ce nouveau Président, qui bien que non expérimenté (dixit ses contradicteurs) est en train de réussir de grandes, belles et nouvelles choses. Des rapports bien établis avec Monsieur le Président Obama et Madame la Chancelière Merkel, le repli des troupes françaises combattantes d'Afghanistan, et ceci avec l'accord des chefs militaires, but apparent de son pédagogique dernier voyage surprise (pour raison de sécurité).

Ces deux Présidents ont une chose en commun "Des excès ! mais diamétralement opposés".

En effet si le Président Sarkozy, pêchait pour son exubérance, et ses dépenses excessives pour ses fastes et ses voyages, l'actuel Président Hollande fait politiquement tout le contraire mais avec l'effet pernicieux de résultats pires encore que ceux de son prédécesseur.

Un bel exemple vient d'être donné pour son spectaculaire dernier voyage en Belgique. Pour faire sérieux et économe devant son peuple, il fait le voyage en train. Le peuple est ravi ! (Ravi c'est le nom du personnage un peu simple des pastorales provençales ! mais ce n'est qu'un pur hasard !)
Réfléchissons un peu ! Il s'agit du personnage N°1 de la république que nous nous devons dans tous les cas d'entourer, protéger, défendre et de prévoir toutes les éventualités possibles. Donc son voyage en train a été complété par les services par des hélicoptères et surtout par le(les) fameux avions présidentiels (vides) tant reprochés à son prédécesseur. Ce voyage aura donc coûté plus cher que s'il l'avait été avec les moyens normaux mis à la disposition d'un Chef d'état qui se déplace avec toutes ses protections nécessaires.

Ceci posé, je poserai encore ces quelques remarques:
  • Nos politiques de tous bords, ne pensent Ă  priori qu'Ă  critiquer leurs opposants et se renvoient mutuellement au visage la mĂŞme vĂ©ritĂ© : ils ont tous une paille dans l'Ĺ“il alors que les autres y ont une poutre ! (et inversement)
  • Ces bagarres du niveau de cour d'Ă©cole primaire, se font au dĂ©triment des choses utiles pour le pays, et surtout au dĂ©triment manifeste de la dĂ©mocratie rĂ©publicaine qui rĂ©clame et/ou exige un ralliement après l'expression du suffrage universel.
  • La dĂ©nonciation très haute et très claire de ces bagarres bipartites par le modem, n'ont abouti qu'Ă  sa chute, tout comme un suicide. Face aux Ă©lecteurs il n'est en effet pas prudent de critiquer un système dans son ensemble. Il aura tout de mĂŞme Ă©tĂ© le premier il y a cinq ans, Ă  dĂ©noncer notre abominable dette, et Ă  rĂ©ussir Ă  ce que ce sujet soit aujourd'hui admis de tous.
  • Tout comme j'ai trouvĂ© inconstitutionnel le fait des primaires publiques, je pense que lorsque un politique critique publiquement un PrĂ©sident de la RĂ©publique, il commet un acte inconstitutionnel qui devrait ĂŞtre rĂ©primĂ©. Quand il est dans l'opposition, il s'agirait pour lui de conseiller respectueusement les tenants du pouvoir Ă  travers son prisme particulier, voilĂ  qui serait constructif et admirable.
  • Dans tous les cas il est Ă  mon sens, Ă  dĂ©plorer le manque de maturitĂ© de ces politico-bagarreurs tout comme le manque de maturitĂ© et de discernement de leurs Ă©lecteurs. Il reste encore un long chemin Ă  parcourir !
  • Cette nĂ©cessitĂ© de chemin Ă  parcourir, ne mĂ©riterait-elle pas d'ĂŞtre mise en place et Ă©tudiĂ©e par un ministère spĂ©cialisĂ© ?? ou d'un autre parti ?? ou de toute autre action ??