Dans notre constitution, le Président de la République est élu au suffrage universel, c'est à dire par les suffrages directs de tous les français.

Par référendum organisé à la demande du Général De Gaulle le 28 octobre 1962, les français ont clairement exprimé cette volonté par 62,2 % des suffrages exprimés. Il est vrai avec 23% d'abstentions, qui ne signifient plus rien par rapport aux pratiques abstentionnistes d'aujourd'hui.
Face à une demande de modification de la constitution en décembre 1992, le Président Mitterand l'a balayée d'un revers de main en déclarant: « On ne reviendra pas sur l’élection du Président de la République au suffrage universel. Elle est entrée dans nos mœurs et tout montre que le peuple français qui l’a décidée par référendum y est plus que jamais attaché. »

Or que se passe-t-il en ce moment pour l'élection du Président de 2012 ?

L'élection au suffrage universel, se trouve assujettie aux décisions des différents partis qui se permettent en toute "anticonstitutionnalité" de sélectionner avant les français leur seul présidentiable, celui qui aura les appuis, le financement et touti quanti de la part de son parti ! Et de ce fait, celui qui aura infiniment plus de chances de "passer" face à tout autre prétendant indépendant.
Indépendant, voilà bien le mot qui blesse. Cette méthode de votes primaires partisans organisée publiquement, va favoriser la mise en place d'un Président qui du fait des largesses de son parti, deviendra un Président redevable et donc soumis à certaines pratiques douteuses, certains calculs, certaines ententes préalables etc.

Et c'est justement la raison pour laquelle le suffrage universel pour l'élection du Président de la République a été institué, pour avoir un Président libre de toute contingence et réellement positionné au-dessus des partis mais aussi au-dessus de l'assemblée nationale, qu'il a par ailleurs toujours la possibilité de dissoudre. Le Président de notre constitution française doit être libre et indépendant, et n'être uniquement sanctionné que par le Peuple Français qui l'aura élu pour la durée de son quinquennat.

Je persiste pour affirmer ici, que ces pratiques de primaires magouilleuses et magouillantes sont tout Ă  fait anticonstitutionnelles !

Et sur ce sujet, ce n'est pas ce peuple d'endormis actuels qui va nous dire quoi que ce soit ! Le mal est fait, et la classe politique dont c'est le métier, y trouve beaucoup d'avantages...