La décharge de Balançan, reçoit les déchets de 93 communes du var (sur 153). Se voyant refuser d'ouvrir une autre tranche d'enfouissement (500 tonnes par jour, le double en saison) l'entreprise gestionnaire de plusieurs autres décharges, menace et décide de fermer ce dépôt pour six mois.

Pour le préfet et quelques autres élus, la querelle ne repose que sur les kilométrages parcourus par les transporteurs. La quantité de déchets et la méthode d'élimination ne sont même pas soulevées (normal ça sent mauvais !) on ne s'intéresse qu'aux différents coûts et à leur répartition entre les différents acteurs, groupés bouche ouverte, sous les robinets des subventions.

Or, la moindre des choses serait de s'intéresser à priori aux volumes à traiter et aux meilleures méthodes de traitements, recyclages et baisse de production de déchet par tête d'habitant. Actuellement les méthodes n'incitent en rien à quelque diminution que ce soit, au contraire, c'est magique, on sort sa poubelle et hop ! elle disparait ! Simplement d'autres recalculent à mesure le montant des taxes locales. Tout ceci reporté, s'ajoute aux coûts de la consommation des ménages.

Pour inciter au moindre gaspillage, il faudrait déjà que chaque commune intègre réellement le volume qu'elle produit en les obligeant à stocker sur leurs propres terrains le nombre de jours suffisants pour que la population en prenne visuellement et olfactivement conscience. Il faudrait que chaque famille mesure la quantité de déchets qu'elle produit en ne leur proposant un enlèvement qu'une fois par semaine (ou deux). Les distributeurs de produits et marchandises devraient être obligés de résoudre point par point, les emballages afin d'être réutilisables ou recyclables, voire les reprendre eux-mêmes pour réduire leurs propres frais généraux...etc. etc. etc.

Chiffonniers ! Il est tellement plus gratifiant de s'entre-déchirer pour gratter, grappiller, sur les crédits accordés, distribués par les instances départementales et régionales, que de régler les vrais problèmes.