Déjà outré dans un précédent article, je reste stupéfait que les ballots de carton triés et sanglés prêts à l'emploi, soient envoyés ainsi vers un autre continent, du seul fait de nos entreprises de conditionnement. Comme la marchandise refoulée revient à la case départ, au frais de ces entreprises, c'est à se demander si le virus de la connerie ne s'est pas infiltré de longue date dans les "cerveaux" de ces entreprises.

A mon humble avis, quand on fabrique quelque chose, en dehors de la démarche commerciale, ce n'est pas à nous de faire celle d'aller livrer ce produit chez un client qui ne l'a encore pas acheté et encore moins pas réglé.

Ceci posé, dans la période de récession actuelle, les usines consomment moins de marchandises ou matières premières, ce qui m'a fait penser que les transporteurs seraient les premiers touchés.

Par contre la quantité de nos déchets ne s'arrête pas aussi vite. Il faut donc continuer de recycler, et si la vente de ces matières conditionnées baisse, il faut les stocker, et ça ne mange pas de pain ! Il suffit de financer les machines et humains qui s'en chargent. Ces matières trouveront toujours preneur, comme un gisement de minerai, elles sont prêtes à être extraites et négociées le moment venu.

Nous risquons actuellement que des entreprises de recyclage cessent l'activité du fait du manque de finance, magnifié par leurs "intelligences" en matière de transport. C'est sûr que sur ce coup, ils n'auraient même pas pu être douanier ! Et pourtant ils en ont franchi des frontières...Et des bornes !