Ce cher Monsieur Antoine-Augustin PARMENTIER (1737 - 1813) trouva le truc de l'interdit, pour que le bon peuple se nourrisse enfin de cette magnifique légumineuse originaire d'Amérique du sud déjà cultivée par les Incas plus de 1000 ans avant notre ère.

Il nous a apporté le plus nourrissant et le meilleur des légumes, qui se décline à toutes les cuissons, à toutes les sauces, se marie à toutes les viandes, et s'affiche dans toutes les manières d'être, découpé, râpé ou broyé en changeant à chaque fois de goût et de couleur.

Il doit exister plusieurs centaines de façon d'accommoder la pomme de terre, cuite à l'eau ou à la vapeur ou rôtie à l'huile(pommes sautées) ou en friture, au four dans sa peau, dans la braise etc. Mélangée avec de la farine ou de la pâte à choux elle nous donne des délices de gnocchi et de dauphines. Mélangée avec des carottes, du cèleri-rave, des marrons, ou que sais-je d'autre, nous obtenons des purées extraordinaires; des techniques de préparation à l'infini...

Ce qui me désole c'est qu'elle soit aujourd'hui associée à une curieuse idée de la pénurie....

Il est vrai qu'elle a surtout été mise en culture dans les années de famine de 1789, et a sauvé bien des familles nécessiteuses à l'époque.
C'est une chance incroyable que de pouvoir disposer de ce légume sur notre table, et qu'il soit chez nous en abondance.

Une bonne méthode pour la réhabiliter dans les esprits, c'est la lecture de son édifiante fiche technique de
l'agence des fruits et légumes frais APRIFEL

La dernière phrase, conclusive de cette fiche:
Quand on fait du sport, quand on grandit (enfants et adolescents), la pomme de terre primeur est un aliment de choix où l'on trouve une bonne équipe : glucides, magnésium, vitamines du groupe B pour participer au travail des muscles.

D'ailleurs quand on est en forme, ne déclare-t-on pas :

Avoir la frite ! Avoir la patate !