La Danse Sportive

Mise à jour du 21/05/2001


Danses de salon, danse en couple, danse de société, les appellations sont variées. J'ai pour ma part toujours préféré dire danse sportive. Arrivant du ski de fond, j'avais pour habitude de me préparer comme il le fallait pour toute épreuve à venir. La Danse je l'ai abordée dans le même esprit.

Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup la pratiquent comme simple dérivatif, d'autres pour briller en société.

Il est vrai que, très vite avec seulement quelques cours, vous pouvez devenir "danseurs" et vous faire remarquer sur une piste. Cette facilité fait hélas tourner la tête à beaucoup.

Il faut toujours se méfier de cette maladie endémique de la danse et rester le plus simple possible, éviter d'éclabousser ceux qui vous observent, d'un savoir-faire que probablement vous ne possédez pas encore et encore moins de l'avoir compris.

La danse est, et doit rester une séduction. Toutes les créatures la pratiquent, chaque espèce a la sienne. L'univers entier danse. Hubert REEVES notre Canadien astrophysicien au CNRS, souligne la fascination que nous avons tous en observant les astres et les étoiles, ou tout simplement notre Lune avec de simples jumelles. C'est ce sentiment que doit susciter la danse, c'est la base même de la vie, nous dansons pour nous conditionner et créer de l'amour sous toutes ses formes.

Final Rumba Gala AMSLF 90  En Gala lors du bicentenaire de la Révolution avec Marie-Etienne Quick-step au gala AMSLF 89 

Petite histoire de Cadans'

En Février 1985, avec ma partenaire Christine, nous avions décidé de nous inscrire à des cours de danse afin d'apprendre à se bouger sur une piste. Après quelques recherches, force était de se rendre compte qu'il n'existait rien dans notre secteur.

C'est alors que par bouche et oreilles, nous avons rencontré un autre couple Martine et Hugues JULIEN qui arrivaient dans notre secteur. Ils avaient déjà fréquenté un cours de danse dans la région d'Orléans. Réunis tous quatre autour d'une table, chez eux à la TOUR de MARE, nous décidons, forts du fait de mon expérience de création d'association avec mon Ski Club, de créer une association de danse, et de faire venir "chez nous" un professeur de Toulon, Miguel SARABIA, qu'ils connaissaient déjà

Sur-le-champ les rôles sont distribués, Martine sera présidente, Hugues secrétaire, Christine vice-présidente et moi trésorier. Sitôt dit, sitôt fait: Des statuts sont dans la même semaine déposés en préfecture, avec pour intitulé Club Azuréen de Danse Sportive, et sa contraction en CADANS' trouvée par Hugues JULIEN et adoptée collégialement.

Dès le passage au Journal officiel, nous avons demandé une salle à la ville de St-Raphaël qui nous a offerts des créneaux horaires à la maison de la mer.

Miguel SARABIA, contacté entre temps, pouvait venir enseigner "chez nous". Sitôt la nouvelle connue, dans nos relations amicales et professionnelles, nous nous somme retrouvés une bonne quarantaine à fréquenter les cours que nous avons mis en place. Au début une fois par mois, très vite une fois par semaine, ensuite nous avons ajouté un stage par mois un dimanche etc..l'affaire était lancée....

Moins d'un an après, nous étions en piste pour notre première compétition à Lyon.

Les choses ont mal tourné quand nous nous sommes aperçus que le couple Julien, malgré notre avis défavorable, se produisait moyennant finances, dans quelques camping de la région. Pour Christine, médecin à St-Raphaël, et moi-même artisan établis sur la place, il était hors de question de se retrouver compromis, ni par le niveau technique à cette époque, ni par des rentrées d'argent non clairement établies. La brouille qui en a résulté, nous a conduits à nous séparer.

Création de l'AMSLF section danse à FREJUS

Christine et moi, avons pris rendez-vous en Mairie de Fréjus dans l'espoir de créer un autre club de danse dans cette autre ville.

Nous avons raconté notre histoire à Monsieur BALESI, alors président de l'Amslf, et lui avons fait part que nous souhaitions êtres accueillis dans une structure municipale afin de nous y sentir protégés de toute manœuvre malsaine.

Du fait qu'il avait déjà en pourparler, une demande faite par une professionnelle du jazz, il nous a confié la mise en place d'une nouvelle section danse regroupant les deux disciplines, avec comme enseignants, d'un côté Sylvie LAURENT qui sera remplacée plus tard par Marie-Etienne ROUX, et de l'autre Miguel SARABIA.

Au début et pendant environ six mois, nous avons fonctionné de façon provisoire et à l'essai, ensuite l'existence de la section a été entérinée par l'assemblée des quelques 21 présidents de sections que compte l'amslf.

Succès total, dès la rentrée scolaire, nous accueillons 200 et rapidement 350 inscriptions. Je vous passe le travail de gestion qui a été nécessaire, pour canaliser cette bousculade

Conseil d'administration...treize à table ! mon dieu !

Le travail, la patience, la passion, ont propulsé notre nouveau club au hit parade du secteur. Nos galas de fin d'année, ont connus une affluence et un succès reconnu et respecté par les professionnels du cru. Le sillage de nos progrès et résultats en compétition a entraîné d'autres couples et forgé d'autres passionnés. Ce sera ma plus belle satisfaction.

Boogie-woogie Miguel et Christine  Gilles et  Annie félicitations du président à de futurs professionnels Dao et Nathalie à l'entraînement

Dans les années 1990, s'est installé une baisse importante de fréquentation des adultes, au point qu'il a fallu réduire le nombre des cours de Miguel SARABIA.

Il est vrai que du fait de l'éclatant succès de la section danse, souligné de nos résultats en compétition très largement diffusés dans la presse locale, plusieurs cours de danse se sont installés dans les deux villes, pour tirer profit de cette nouvelle et tapageuse activité. Avec du recul, il est facile de se rendre compte que la vague passionnelle de l'époque s'est assagie. Les couples d'aujourd'hui non seulement ne veulent plus travailler autant la technique, mais surtout ne veulent plus investir et s'investir comme nous le faisions. Sauf quelques rares exceptions naturellement !

C'est ainsi qu'un beau jour de 1991, notre professeur à mis progressivement fin à ses interventions dans nos villes. Pour gérer sa suite, je me suis formé, avec quelques stages professionnels pour devenir enseignant et remplacer Miguel.

J'ai enseigné pendant quelques années, y compris dans d'autres associations à Vidauban ou à Trans, le temps nécessaire à la section pour s'éteindre doucement.

Et c'est alors que j'ai été engagé comme professeur de danse par la Commune Libre des Templiers de Saint-Raphaël......mais ça!.... c'est une autre histoire!.......